Grande Scène

S.5/11 : KKC & CPC + WALLY + Prattseul

Ulysse Maison d’Artistes fête ses 15 ans aux Docks !

SOIRÉE 15 ANS d’ULYSSE MAISON D’ARTISTES
21h – Gamme de tarifs : MI (13/11/9/5 €)

KKC & CPC

Hip-Hop

KKC Orchestra et le Collectif Passatges en Coserans présentent un nouveau projet de création et de collaboration artistique. Une rencontre entre hip-hop et musiques traditionnelles qui s’appuie sur des mélodies et des « riffs » du patrimoine musical pour construire une musique singulière, regardant le passé, projetant le futur mais profondément ancrée dans le présent.
Chantier d’exploration des arts traditionnels aux musiques actuelles en Couserans, le projet « Passatges » est le fruit d’une volonté d’affirmer l’ambition culturelle des acteurs couserannais dans trois grands domaines d’action : la formation des habitants et des musiciens, la diffusion de spectacles musicaux tout au long de l’année, la création artistique professionnelle.


De son côté, KKC Orchestra cisèle depuis plus de 10 ans la formule « penser / faire danser » sur les bases d’une géométrie variable. Véritable artisanat sonore, sa musique part du coeur pour parler au votre, avec ses coups de gueule, de l’espoir, de la sueur, du beau, de la rage contenue, du riff qui tache, de l’amour en barre, du fait main. Et toujours, la preuve que créer, c’est résister !


WALLY

Chanson

Sans le savoir, lorsque Prévert écrit « L’amiral Larima/Larima quoi/la rime à rien/l’amiral Larima/l’amiral Rien », il faisait presque déjà du Wally. Or Prévert n’est pas que de l’humour, il est aussi de la tendresse, de la prise de parole sociétale. Si vous validez que l’on puisse faire les deux, vous obtenez Wally ET Derli.


Jusque là reconnu en grande partie par un public de chansons d’humour, Wally signe ici des chansons immédiates, émouvantes, pleines de sens, et qui racontent la nostalgie du beau, la joie des petits moments de la vie, et qui donnent des envies de la faire grandir cette P*** de vie. « Il faut se lâcher avant que ça lâche » commence-t-il les concerts de Derli, un projet dont l’ambition de départ était de faire cinq ou six représentations pour le plaisir. Aujourd’hui, c’est un orchestre qui, sous la direction de Nicolas Lescombe, sonne classique avec bois, violon, violoncelle, contrebasse, clarinette et percussions. Parfois, Wally s’assoit pour simplement les regarder interpréter sa musique. Car la musique et la musicalité reviennent toujours dans son vocabulaire. Lui qui est pourtant reconnu pour ses mots, se dit plus un « idéeur » qu’un auteur! En chanson, comme en art plastique, il se dit plus « sensible à l’idée qu’à la forme, mais si les deux sont là, c’est encore mieux ! ». N’empêche, les mots de Derli vont droit au coeur que ce soit dans sa déclaration d’amour presque impudique de cinquantenaire, aux souvenirs émus de ses grand-parents, ou dans le souvenir de Remi Fraisse (« J’aurais préféré ne pas avoir à
l’écrire »). Ici, maintenant, Wally raconte ce qu’il voit, et il a une bonne vue.
Un chanteur est né. Un vrai « ARTistan ».


PRATTSEUL

Pop Rock

Prattseul, gentilhomme de fortune
A cet artiste au style et au ton uniques, le monde ne peut pas s’imposer ; il préfère le penser, le façonner et le diriger. C’est quand il veut, où il veut. Son allure est le fruit d’un profond détachement mâtiné de tendances rockeuses.
Gentilhomme de fortune, comme l’était Corto, son « role model » de Maltais, Prattseul ne file pas droit. Esthète déjanté, Malraux sous acide Prattseul redéfinit la condition
humaine en la teintant de surréalisme.


Cet élégant Monsieur est un artiste, un talentueux créateur d’univers, une sorte de pop master. Biberonné à l’image, il offre une écriture qui n’est rien d’autre que la représentation graphique et stylée d’une pensée ironique et lucide. Il compose, il adapte, il chante, il filme et il bouge.
Entre le déhanché seventies de Brett Sinclair et la valse langoureuse avec le « chuchoteur », il montre que son personnage de crooner baltringue est à l’aise partout, pour autant que partout, ce soit chez lui.
Soyez curieux et jetez un oeil sur les clips de Prattseul, tellement personnels.
Il est très nécessaire de le voir pour le croire.

Photo : Etienne Faure

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